La justice française ouvre des enquêtes pour « crime de guerre » commis contre des Français en Ukraine

Trois nouvelles enquêtes contre X ont été ouvertes par le Parquet national antiterroriste français pour des faits qualifiés de « crimes de guerre » perpétrés à l’encontre « de ressortissants français en Ukraine au cours des dernières semaines ».

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Sans que la teneur exacte des faits en question ait été divulguée, il est fait référence à des « atteintes volontaires à l’intégrité psychique » et à des « privations délibérées de biens indispensables à la survie ». [Shutterstock/Fotosr52]

Trois nouvelles enquêtes contre X ont été ouvertes par le Parquet national antiterroriste français pour des faits qualifiés de « crimes de guerre » perpétrés à l’encontre « de ressortissants français en Ukraine au cours des dernières semaines ».

Par voie de communiqué de presse mardi (5 avril), le Parquet national antiterroriste a d’abord rappelé que sa compétence était limitée aux faits commis contre des Français. Ainsi, les autres crimes de guerre commis tout au long du conflit à l’encontre des Ukrainiens notamment, relèvent plutôt de la justice nationale ukrainienne ou internationale.

Les faits sur lesquels les enquêtes sont ouvertes se seraient déroulés à Marioupol entre le 25 février et le 16 mars, à Gostomel entre le 1er et le 12 mars, et à Chernihiv depuis le 24 février. Sans que la teneur exacte des faits en question ait été divulguée, il est fait référence à des « atteintes volontaires à l’intégrité psychique » et à des « privations délibérées de biens indispensables à la survie ». Les attaques auraient été dirigées contre « personnes civiles ne prenant pas part aux hostilités » et « contre des biens à caractère civil ».

L’organisme chargé des investigations est l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine (OCLCH), un service interministériel rattaché à la Gendarmerie nationale et spécialisé dans les crimes de guerre.

Ces trois enquêtes s’ajoutent à celle du 16 mars dernier, ouverte par le Parquet après le meurtre d’un journaliste franco-irlandais sur le territoire ukrainien.